Le Valentin (26) : un débat citoyen sur l’alimentation et l’identité
12 avril 2018


Temps fort au lycée agricole du Valentin à Bourg les Valence (26) ce jeudi 15 mars après-midi qui a réuni presque la totalité des classes de cet établissement pour une table ronde autour de la problématique suivante :


Notre consommation alimentaire est-elle le reflet de notre identité ?


Pour la deuxième année consécutive, 2 classes se sont engagées pour des Débats citoyens initiés et pilotés par le lycée Fauriel à Saint-Etienne (42). Depuis la rentrée scolaire 2017, ce sont des élèves de Terminale S et des étudiants de 1ère année en BTSA Technico commercial en Produits alimentaires et boissons qui ont travaillé la question au côté de leurs enseignantes, Nicoletta Bellora en agronomie, et Paule Cabrion en philosophie avec les Terminales S et Véronique Figeac en économie avec les BTSA TC PAB.


Un concours d’affiches entre les 2 classes a permis d’en retenir une, votée par l’ensemble du personnel du lycée via l’ENT et qui a servi de support de communication à cette table ronde.



Particulièrement investis dans l’organisation, les élèves de S ont imaginé aussi des sketches et une chanson que certains d’entre eux ont interprétée, accompagnés d’un guitariste et d’une pianiste pour introduire les 3 axes de ce débat entre quatre experts invités pour l’occasion :
Anne Emmanuelle FIAMO, sociologue et anthropologue de l’Université de Toulouse, Isabelle TURQUIN, endocrinologue-diabétologue à Valence, Jacqueline COLLARD, présidente de l’association SERA à Grenoble et Fabrice LARUE, maire de Clérieux et vice-président de Valence Romans Agglo.



Chanson des élèves de Terminale S :


Aujourd’hui je reviens d’un voyage
D’où me reviennent de nombreuses images.
Différents aliments pour différents enfants,
Différents pays pour différentes vies.
De l’Amérique en passant par l’Antarctique,
Et de Tokyo jusqu’à São Paulo
J’ai pu observer plusieurs personnalités,
Des cultures au cours de l’aventure.
Ces dernières influencent notre appartenance
Une société qui construit l’identité.
Des publicités qui alimentent un marché,
Influencent nos esprits, nous poussent à mettre le prix
Or les classes sociales ne sont pas toujours égales,
Ton capital déterminera si t’as la dalle.



Les 3 axes de la table ronde :


Axe 1 : Nous mangeons ce que nous aimons, du fait de nos goûts, de notre personnalité. De ce fait, nous choisissons notre alimentation.
Résumé des échanges : Éléments génétiques, évolution biologique, facteurs psychologiques nous amènent à choisir ce qui nous fait plaisir de manger. Nos choix sont éclairés aussi par la connaissance que nous avons des produits, de leurs qualités, la manière dont ils sont produits. En fait, nous sommes bien libres de manger ce que nous voulons.


Axe 2 : Mais avons-nous vraiment le choix de notre alimentation ? Quid des conditions économiques, de la culture et de l’éducation, de la santé, des conditions géographiques, du marketing, des choix politiques.
Résumé des échanges : Certes, certaines contraintes nous dictent nos choix alimentaires comme notre état de santé, nos allergies, notre revenu… Donc ce qui est bon pour nous n’est pas forcément ce que l’on aime. Une carte informatique basée sur notre flore intestinale qui indiquerait ce qu’il faut manger est à l’étude. En plus, il existe des codes alimentaires, des rituels, des choix de vie…qui ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre et selon les époques. Il est donc difficile de véhiculer des messages universels sur l’alimentation.


Axe 3 : L’identité évolue au cours de la vie. L’alimentation n’en reflète qu’une partie parfois trompeuse. Quel est le rôle du politique dans cette prise de conscience ? Quels autres acteurs peuvent y aider ? Pouvons-nous vraiment savoir qui nous sommes ?
Résumé des échanges : l’identité alimentaire : une grande part inconsciente. Notre culture alimentaire n’est certes pas figée : en France, il y a toujours trois repas mais qui se simplifient bien souvent en plat unique. La solution, c’est l’éducation.


Un beau projet qui a permis de révéler des talents cachés et de travailler autrement l’alimentation et l’identité.


Maurice Chalayer, Directeur de l’EPLEFPA de Valence



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